Une voix présente depuis toujours

Il y a toujours eu la présence de la voix dans ma vie.
Pas uniquement comme un moyen d’expression, mais comme une présence vivante, organique, qui accompagnait les gestes du quotidien autant que les moments de passage.
Pas seulement la mienne, mais celles qui m’ont précédée, celles qui ont entouré mon enfance, celles qui ont tissé, sans le savoir, un climat sonore et vibratoire dans lequel j’ai grandi.
Ma grand-mère, au-delà d’être herboriste et accoucheuse de village, chantait.
Elle jouait de la harpe.
Sa voix n’était pas séparée de ses gestes : elle accompagnait la vie, soutenait les naissances, apaisait, enveloppait, tenait l’espace, comme si le chant faisait naturellement partie de l’art de soigner et de faire advenir.
Il n’y avait pas d’intention de transmission spirituelle affichée, pas de discours, simplement une présence vocale qui faisait lien entre les corps, les cycles, les passages.
Mon papa jouait de la trompette, de l’harmonica et de l’accordéon et bien évidemment il adorait jouer pendant que je l’accompagnais au chant.
Avant moi déjà, il y a eu des voix de femmes.
Des voix qui chantaient, qui racontaient, qui murmuraient, qui guidaient sans expliquer.
Des voix présentes, incarnées, parfois discrètes, parfois puissantes, mais toujours justes, parce qu’elles ne cherchaient pas à convaincre ni à s’imposer.
Ma voix s’est inscrite dans cette continuité.
Elle n’est pas apparue un jour comme une révélation tardive.
Elle s’est simplement ajoutée au chœur, puis, avec le temps, elle a trouvé sa propre ligne, son propre timbre, son propre axe.
Non pas en rupture avec celles d’avant, mais dans un prolongement conscient, assumé, incarné.
La voix comme autre souffle de transmission
J’ai toujours aimé écrire, et presque aussitôt ressenti le besoin de poser ma voix sur mes textes, comme si l’écrit appelait naturellement le souffle pour se compléter, pour s’ancrer davantage dans le réel.
L’écriture a été un premier territoire, la voix un second, indissociable.
Enfant déjà, j’écrivais des histoires et j’en étais la narratrice.
Je racontais, je mettais en scène, je faisais vivre les mots à travers le son, le rythme, la respiration.
Plus tard, il y a eu le chant, la radio, la voix posée pour des méditations, des contes pour enfants, des espaces très différents, mais toujours cette même évidence : transmettre ne passait pas uniquement par le texte.
La voix est pour moi un autre souffle de transmission.
Elle engage le corps, le tempo, les silences, la vibration.
Elle ne se contente pas de dire : elle fait passer.
Elle permet aux mots de descendre plus bas que le mental, là où quelque chose reconnaît avant de comprendre, là où l’on ressent avant d’analyser.
Dans la voix, il y a une vérité immédiate. Elle ne triche pas longtemps.
Elle révèle l’état intérieur, la tenue, la cohérence — ou leur absence.
La parole comme acte sacré et prise de position
Parler n’est jamais neutre. Poser son souffle est un acte sacré.
Choisir de poser une parole — ou de se taire — est toujours un acte, qu’on le revendique ou non.
Dans un monde saturé de discours, d’opinions, de contenus produits à flux tendu, poser une parole lente, incarnée, tenue, est un geste profondément sacré.
Et c’est aussi une prise de position claire : refuser la superficialité, refuser la simplification, refuser la parole jetable.
Je ne parle pas pour rassurer. Je ne parle pas pour convaincre. Je ne parle pas pour occuper l’espace sonore pour flatter mon égo.
Je parle parce que certaines choses demandent à être nommées avant d’être visibles, parce que certains seuils se sentent longtemps avant de se manifester, parce que le monde traverse des transformations profondes qui ne peuvent être abordées avec des mots creux ou des slogans spirituels.
Ma parole cherche la justesse plutôt que l’adhésion. La cohérence intérieure plutôt que le consensus.
Elle ne cherche pas à plaire, mais à être vraie.
Un temple moderne du vivant
Ces podcasts ne sont pas des formats. Ce sont des espaces de transmissions, dans un monde qui a changé et dans lesquel les gens ne se rendent plus toujours dans des temples de pierre.
Des temples modernes du vivant, sans murs ni dogme, sans hiérarchie ni promesse de salut.
Des espaces où la parole peut être lente, parfois grave, parfois traversée de silences, parce que le silence fait partie intégrante du message.
On n’y vient pas pour consommer un contenu ou apprendre une méthode.
On y vient pour s’asseoir un instant, écouter, laisser quelque chose se déposer, se déplacer, parfois se déranger.
Le sacré, ici, n’est ni spectaculaire ni décoratif.
Il se tient dans la manière d’habiter le réel, de regarder ce qui est là, sans l’adoucir, sans le fuir, sans le spiritualiser à outrance.
Ces podcasts sont des espaces de présence. Rien de plus. Rien de moins.
Femme oracle, prêtresse des mots, femme-axe
Je n’ai pas endossé un rôle. Je n’ai pas construit une image. J’ai reconnu une fonction.
Être oracle n’a rien de spectaculaire : c’est une manière de lire le monde, de percevoir les lignes de tension, les fractures, mais aussi les lignes de naissance, les mouvements subtils qui précèdent les bascules visibles.
Être prêtresse des mots, c’est honorer le verbe, savoir que chaque parole posée crée un mouvement, ouvre ou ferme un espace, et refuser d’utiliser les mots à la légère.
Être une femme-axe, c’est parler depuis un point intérieur stable, même lorsque le monde tangue, même lorsque cela implique de ne pas être comprise par tous.
C’est accepter la solitude que cela implique parfois, non comme une posture, mais comme une conséquence naturelle.
Ma voix s’adresse à celles qui tiennent déjà quelque chose en elles, même si c’est encore flou, même si ce n’est pas encore formulé.
Deux expressions d’une même source
De cette même voix sont nés deux espaces distincts, deux rythmes, deux orientations, selon ce qui demande à être dit.
Murmures de sorcières
Un espace dédié à l’archétype de la sorcière.
Une parole plus lente, plus enveloppante, pour accompagner les passages, les métamorphoses intimes, les temps de mue.
Ce podcast se présente sous la forme d’un voyage initiatique au coeur de cet archétype et au coeur de la sorcière qui réside dans notre essence profonde.
Il se décompose en plusieurs actes, composés d’étapes.
Son objectif est de vous permettre d’avoir accès à un voyage qualitatif, parfois intense qui permet de vous faire cheminer dans le confort de votre maison.
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L’Oracle et le Monde
Un espace de lecture du réel, lucide et sans complaisance.
Une parole verticale, ancrée dans le monde tel qu’il est.
Ici, je ne chuchote pas. Je nomme.
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